Sceller la horde dans les montagnes incendiées,
A la flamme, consommé l'or et l'argent,
A l'onde d'un soleil, lever le regard et le confronter,
Il y a dans le désert, mon vide, mon aimant.
Et j'irai y perdre les pages de mon journal,
Y effacer ces chapitres encensés,
Trop souvent égaré aux fonds du dédale,
Trop souvent à la merci du passé.
Laisser à l'autel de tous les espoirs,
Le sacrifice de tous mes diables,
Et d'un éclat, froissé le miroir,
D'une histoire écrite dans le sable.
De ma voix, de ma plume, de mon poing,
Forger dans l'acier une nouvelle genèse,
D'un sourire, entamer un nouveau refrain,
D'une esquisse, clore la parenthèse.
--------------------------------------Heaven30|08|09La Genèse. [ explication ]
J'ai longtemps trouvé une raison de vivre dans le mal-être, comme si cela justifiait, expliquait ma présence. Comme si par la douleur (d'ordre psychologique), je prouvais mon existence, me sentait.. vivre. Et j'ai longtemps été obsédé par le passé, incapable de saisir une nouvelle apogée, à trop regarder l'ancienne, qui, passée, prend ainsi toute sa préciosité.
"
On ne saisit la vraie valeur des choses que lorsqu'on les perd"
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(Si quelqu'un connait l'auteur de cette idée)C'est sous ces mots que j'ai longtemps marché, à reculons, fixé vers ce qui a déjà été vécu. Peut-être par peur du futur, du présent, peut-être par crainte que l'avenir n'ait pas la même valeur que ce que j'ai déjà vécu. Et par cette obsédante tare, j'ai gâché des instants et des histoires. Là, encore, je me blottissais dans mon mal-être, ce repaire immuable, à l'abri de l'inconnu. En d'autres termes, je me tirais continuellement une balle dans le pied, m'enfermait moi-même dans un cercle vicieux en invoquant une aide que les autres, parfois, ne pouvaient me donner. Aujourd'hui, j'ai toujours peur. Aujourd'hui, parfois, j'ai encore mal. Mais aujourd'hui, je suis décidé à vivre, braver mes démons, mon vide et les problèmes qui irriguent mes pensées. Je veux revivre de nouvelles apogées, donner au présent et au futur l'or que je donnais au passé. Ça faisait également longtemps que je n'avais plus écrit de manière optimiste, j'espère honnêtement avoir réussi. La critique me donnera, je l'espère, la réponse à cette question.
Quoiqu'il en soit, je suis fatigué de la peine et de la crainte. Tant pis si ça sera encore plus fatiguant, ce combat-là en vaut la peine : je veux vivre et posé les pierres de mes projets. Je veux vivre et marquer le monde. Cependant, si mon regard change de direction et si je mets en place quelques changements, le viscéral ne change pas et je n'oublie pas ce qui a été vécu, le chemin qui a déjà été fait et duquel je suis fier. Je n'oublie pas qui je suis, je travaille simplement à ce que je désire être. Parce que, je le pense, j'ai la force et l'ambition pour y arriver, parce que il n y a pas d'autres manières pour accéder à mes rêves.
J'irai graver mon nom sur le seuil de cette terre.Ce mec déchire carrément. :)